Le Concours
Une semaine pour mettre le droit en action
Créé en 1989, le Concours Jean-Pictet est une formation d’une semaine en droit international humanitaire (DIH), destinée aux étudiantes et étudiants du monde entier. Il est organisé chaque année par le Comité pour le Concours Jean-Pictet (CCJP), association à but non lucratif, en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge.
Le concept.
Le Concours sort le droit des livres : tout est oral, il n’y a ni mémoire écrit ni plaidoirie figée. Les épreuves sont des simulations et des jeux de rôle construits autour d’un conflit armé fictif, dans lesquels les équipes incarnent les acteurs de ces situations — conseillers juridiques, délégués du CICR, officiers militaires, diplomates, représentants d’ONG.
Les équipes sont évaluées sur leur maîtrise du droit, leur capacité à l’utiliser dans un contexte stratégique, leur esprit d’équipe et la justesse avec laquelle elles incarnent le rôle qui leur est confié.
Le déroulé.
Une cinquantaine d’équipes de trois étudiants, sélectionnées sur dossier parmi les candidatures des cinq continents, se retrouvent pendant une semaine dans la ville hôte de l’édition. Les épreuves s’enchaînent au rythme du scénario ; les demi-finales puis la finale désignent l’équipe lauréate du Prix Jean-Pictet.
Le Prix Gilbert-Apollis distingue une prestation individuelle remarquable, et le Prix Michel-Deyra — le prix de la sympathie — est décerné par les participants eux-mêmes.
Jean Pictet (1914–2002).
Juriste suisse, vice-président du CICR, Jean Pictet est l’un des grands artisans des Conventions de Genève de 1949 et de leurs commentaires. En 1989, il accepte de donner son nom au Concours — un parrainage qu’il honorera jusqu’à sa disparition.
Le Comité (CCJP).
Le Comité pour le Concours Jean-Pictet réunit des membres issus des éditions passées — universitaires, praticiens du DIH, délégués d’organisations humanitaires. Il conçoit le scénario, sélectionne les équipes, réunit une quarantaine de volontaires (jurés, tuteurs, petits bras, cuisine) et fait vivre le Concours d’année en année.